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 Papiers découpés de  Stéphanie Miguet

Rencontres d'été, sur le chemin de la légereté...

27 Juillet 2014, 11:17am

C'est un été magnifique. Magnifique car il me donne une nouvelle fois l'occasion de renouer avec ce qui m'a fait adorer le découpage : la légereté. C'est en Suisse que mon chemin a croisé, il y a huit ans, celui de la légende du pays d'Enhaut : Hauswirth. Un bûcheron vagabond, vendant ses bras de ferme en ferme, et réalisant à la veillée des découpages, pures merveilles qui allaient changer le destin de beaucoup de leurs admirateurs, un siècle plus tard. Et il ne possédait rien...juste une paire de ciseaux.

La semaine dernière j'ai croisé Shimizu. Cet artiste japonais est spécialiste de la vannerie traditionnelle à base de bambou. Il réalise des choses merveilleuses, avec seulement deux outils : son couteau de vannier et une petite scie. C'est un art ancestral au Japon, et Shimizu a travaillé quatre ans avec un maitre pour devenir vannier à son tour. Nous avons beaucoup parlé. Autrefois les vanniers travaillaient eux aussi de ferme en ferme, ils n'avaient pas d'atelier. Shimizu est très heureux de pratiquer un art que l'on peut pratiquer simplement, assis par terre dans la maison. Il s'est ensuite assis et il a fait devant nous plusieurs paniers magnifiques, à dix milles kilomètres de chez lui, avec un seul bambou prélevé dans le jardin.

mes-ciseaux.jpg 

Je lui ai montré ma petite boite avec mes deux outils à moi : un cutter fin et les ciseaux de découpage. Je ne sais si j'aurai un jour l'occasion de travailler comme lui si loin de chez moi, mais ce sentiment fabuleux de liberté que l'on ressent quand on sait que l'on peut créer partout, c'est un trésor inestimable. C'est ce même trésor que possèdent les conteurs et les musiciens car ils savent que leurs histoires et leur musique vont voyager avec eux. Alors je me raconte des histoires d'été. Ce fil à linge, une mère et sa petite fille qui étendent le linge au fond du jardin, est venu spontanément  pour me parler de moments simples et de légereté.

lefilalinge-entier-blog.jpg 

Dans mon cabas d'été il y a toujours mes ciseaux. Samedi, j'étais avec Tony, mon mari, qui animait des ateliers d'art postal au parc Paul Mistral à Grenoble... Je suis là, je bricole avec les participants, je fais des petites choses. Evidemment je découpe un peu ; et immédiatement mes ciseaux font parler. On me questionne car ils sont si fins... la conversation se noue très vite. Une dame me parle de sa passion, la couture. On papote de choses légères, quand les mains sont occupées, et l'été est là qui souffle un air tiède sous les grands arbres.

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eva 01/08/2014 13:00


Un art qu'on peut faire partout, c'est épatant !


Merci pour ces moments estivaux joliment découpés.


Bel été Stéphanie